Affaire Megaupload : Fin du direct download et du Streaming illégal Reviewed by Momizat on . Rating:

Affaire Megaupload : Fin du direct download et du Streaming illégal

Affaire Megaupload : La fin du Direct Download et du Streaming

La nouvelle a fait l’effet d’un coup de tonnerre et nul doute qu’elle laissera un souvenir aussi fort qu’en 2001, lorsque Napster, l’un des premiers services d’échange de fichiers musicaux, avait mis la clé sous la porte. Le 19 janvier, le département de la Justice des États-Unis a donc fermé tous les sites de la galaxie Megaupload, tandis que la police néo-zélandaise, sur demande américaine, arrêtait plusieurs dirigeants du site, notamment son patron Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz. Ce hacker allemand vivait comme un pacha – comme en témoignent les nombreuses voitures de luxe saisies chez lui -, mais n’a pu profiter de la tirelire Megaupload aussi longtemps qu’il l’aurait souhaité. Peut-être estimait-il n’avoir rien à craindre de la justice, protégé par le statut d’hébergeur de fichiers … Bien loin de « l’entreprise criminelle organisée internationale» que le FBI pointe du doigt, qui aurait récolté quelque 175 millions de dollars grâce à la mise en ligne de dizaines de milliers de contenus piratés, et fait perdre pas moins d’un demi-milliard de dollars aux ayants droit.

Le streaming illégal en crise?!
Oui, Megaupload et ses sites satellites étaient de vrais monstres, figurant dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web. Rien qu’en France, d’après NetRatings (cabinet d’études statistiques), le site Megavideo comptabilisait, en octobre dernier, 3 035 000 visiteurs uniques et plus de 129 millions de vidéos vues chaque mois. C’est peu dire que leur extinction a porté un coup aussi soudain que brutal au téléchargement direct et au streaming illicite. Des dizaines de sites de streaming, tels que Allostreaming ou DPStream, profitaient en effet des services d’hébergement et de diffusion de Megavideo pour fournir des films et des séries piratés à leurs visiteurs … Des sites quasi inopérants depuis: Allostreaming a fermé ses portes et la plupart des liens présents sur DPStream fonctionnent mal, voire pas du tout, car les plates-formes d’hébergement de fichiers sur lesquels se sont rabattus les flibustiers (PureVID et Mixture Video, par exemple) peinent à supporter l’afflux de visiteurs … Et sont bien moins performantes techniquement que feu Megavideo.

L’effet domino
C’est tout un «écosystème», celui du direct download, qui se trouve déréglé. Et la tempête n’a pas fini de faire des ravages. Coup sur coup, d’autres ?sites aux services proches de ceux de Megaupload ont décidé de revenir sur leur offre afin d’éviter les représailles éventuelles du FBI. Filesonic s’est pratiquement «suicidé» en supprimant son programme d’affiliation – où les utilisateurs qui publiaient des contenus étaient rémunérés – et, surtout, en interdisant toute possibilité d’échanges de fichiers entre internautes : « Toutes les fonctions de partage sont désormais désactivées. Notre service peut seulement être utilisé pour uploader et récupérer des fichiers que les internautes ont personnellement mis en ligne. »

Le site Fileserve a fait de même, quand d’autres, comme Oron ou VideoBB, suppriment en masse des comptes utilisateurs, des fichiers et des vidéos possiblement illicites. Pire, d’autres hébergeurs ont même mis la clé sous la porte, comme Uploadbox! Cependant, certains gros acteurs résistent, à l’image de MediaFire qui, d’après les propos de son patron, Derek Labian, rapportés par le site Venture Beat. « n’estime pas que son business est basé sur la violation de copyright ». Saura-il le successeur du Megaupload? Affaire à suivre …

Les pirates déjà de retour sur le P2P?
La mode du direct download (DDL)et du streaming, pas surveillés donc très à la mode depuis la mise en fonction de l’Hadopi, a-t-elle vécu? Lavenir le dira, mais il ya fort à parier que devant les difficultés à trouver des contenus sur le Web, les internautes se rabattent sur d’autres technologies d’échanges. plus difficiles à contenir. comme le P2P (pair à pair). Jérémie Zimmerman, porte-parole de la Quadrature du Net. le souligne bien : « Le retrait par le FBI du site Megaupload est utile à de nombreux égards. [ .. ] Cette censure montre à quel point les services centralisés sont fragiles et facilement contrôlables. Elle résonne comme un vibrant appel à l’utilisation de protocoles pair à pair décentralisés pour le partage sans but de profit entre individus. » Une chose est certaine: les téléchargements souterrains ne sont pas près de cesser. »


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