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Affaire Megaupload-Megavideo : Détails, réouverture et alternatives

Megaupload Megavideo : Détails de fermeture, reouverture et alternativesPas sûr que les Mayas l’aient prévu, mais 2012 s’annonce bel et bien comme la fin du monde Megaupload. L’étoile noire du piratage, leader incontesté du téléchargement direct, a été débranchée. Selon ses fondateurs, les échanges de données directement liés à Megaupload représentaient 4% de l’Internet mondial avant cette opération. Des millions de fichiers et de liens atomisés, des arrestations aux quatre coins du globe, un vent de panique chez la plupart des autres grands hébergeurs, un tsunami de réactions indignées … Au lendemain de la fermeture de Megaupload, jeudi 19 janvier, des milliers d’internautes se sont réveillés hébétés, la souris déprimée et le disque dur affamé. Une page de l’histoire Internet se fermait.

RÉACTION N° 1 : L’INCRÉDULITÉ

La sidération est le terme qui décrit le mieux l’état d’esprit qui règne alors sur la Toile. Est-ce vraiment arrivé? Megaupload a-t-il véritablement été mis hors circuit à l’échelle mondiale en seulement quelques heures?
Ce que beaucoup estimaient inconcevable, impossible. est survenu, La CIA a frappé fort, sans somation, sûre du bon droit américain à décider pour le monde ce qu’il convient d’éradiquer ou de tolérer sur Internet. Un monde de certitudes s’écroule: le’ pouvoir politique occidental peut agir avec violence sur le Web et bouleverser le quotidien numérique de millions d’internautes. Beaucoup pensaient que le téléchargement direct était l’une des solutions sures et pérennes qui permettaient d’échapper aux mesures de surveillance et de répression engagées contre les « pirates », comme la loi Hadopi en France.

RÉACTION N° 2 : POURQUOI? COMMENT?

Ils étaient ainsi nombreux à regarder les réseaux P2P comme des ancêtres, condamnés à brève échéance, dangereux, car susceptibles d’être surveillés. C’est oublié que le· P2P de type BitTorrent, c’est à dire décentralisé, a justement été conçu pour éviter ce qui vient d’arriver à MegaUpload. Sans serveur et sans base de données centralisés, la médiathèque partagée en réseau « de pair à pair » ne peut disparaître de la Taille, car elle est hébergée par les millions d’internautes utilisateurs! Avec Megaupload, la C.I.A. a trouvé le point faible: il lui a « suffi » d’exiger la désactivation du nom de domaine megaupload.com et de ceux de ses petits frères (megavideo.com, megabox.com, etc.) par l’ICANN et Verisign. En prenant cette mesure radicale et unilatérale, elle a rendu inaccessible tout le contenu lié à ce domaine, même s’il est hébergé sur plus d’un millier de serveurs disséminés par la société Megaupload aux quatre coins du globe. Pour le protocole Internet, et donc pour votre navigateur, ce site et son contenu lié sont devenus invisibles, comme inexistants. Alors même que la maison MegaUpload est restée quasi-intacte (seuls quelques dizaines de serveurs et leur contenu ont été saisis), la route qui y mène a été tout simplement détruite et rayée de la carte Internet.

Mais comment les États-Unis peuvent-ils, sans procès préalable, accéder comme bon leur semble à l’interrupteur donnant droit de vie et de mort sur un site Internet? Pour parvenir à leur fin. le rapport des autorités américaines contre Megaupload évoque largement la question du droit d’auteur bien sûr, mais aussi des atteintes à des lois plus anciennes (1956 et 1962 !) réprimant sévèrement le blanchiment d’argent et le racket! Bien sûr, ces accusations devront être prouvées ultérieurement. mais elles offrent d’immenses pouvoirs de coercition aux fédéraux. Et ils ne s’en sont pas privés en exigeant de l’ICANN la saisie des noms de domaines liés à Megaupload. Il s’agit donc d’une action préventive sur le mode «frapper d’abord, discuter ensuite». Si Megaupload et son dirigeant allemand, « Kim Dotcom », venaient à gagner leur procès, le site pourrait rouvrir. Mais compte tenu de la longueur de la procédure à venir,la concurrence aura eu le temps de récupérer la place laissée vacante.

 

Affaire fermeture Megaupload Megavideo

Copie du rapport du procureur ayant entraîné la fermeture de Megaupload

 

RÉACTION N° 3 : LA COLÈRE

Cette action brutale et qui a des conséquences dans le monde entier a engendré nombre de réactions horrifiées, signant pour certains le début d’une cyberguerre entre Iles défenseurs d’un Internet libre et non censuré d’un côté et le gouvernement américain et les ayants droits de l’autre. Ces derniers entendent protéger leurs intérêts privés ou nationaux sans états d’âme, quitte à utiliser des armes non conventionnelles et à portée mondiale. «Intervenir sur un nom de domaine, c’est taper au cœur du dispositif névralgique», explique Loïc Damilaville, directeur général adjoint de l’Afnic, l’office d’enregistrement officiel du .fr (l’ICANN ayant notamment en charge les noms de domaine en .com).

«Les autorités américaines ont clairement la mainmise sur toutes les extensions numériques qui sont gérées par des prestataires américains ou situés aux États-Unis. Il y a un vrai conflit de juridiction» reconnaît-il.

Immédiatement après l’annonce de la fermeture, ce sont les « Anonymous » qui ont riposté. Grâce au logiciel LOIC, ils ont pu lancer des attaques massives contre des sites gouvernementaux et des sites liés à l’industrie audiovisuelle en surchargeant leurs serveurs de requêtes. Du coup, ces sites sont tombés les lins après les autres en quelques heures. Mais, contrairement à Megaupload, ils peuvent rouvrir rapidement après l’attaque une fois leurs protections mises à niveau. Le combat semble donc déséquilibré. Mais comme dans chaque guerre, puisque les États-Unis ont décidé de sortir l’artillerie lourde, certains craignent une escalade des moyens mis en œuvre par les hackers.

RÉACTION N° 4 : LA RÉSIGNATION OU LA RÉBELLION ?

Il semble vain de croire, que les milliers d’internautes et sociétés qui hébergeaient et partageaient des contenus 100% légaux sur Megaupload puissent un jour les récupérer. Le gouvernement américain devrait avoir l’intelligence d’investir suffisamment de temps et d’argent pour nettoyer le contenu illégal des serveurs et remettre le service en ligne pour une période limitée afin que chacun récupère ses fichiers pros ou persos. Mais nous ne sommes pas sûrs que ce geste soit effectué… Il serait pourtant salutaire si les États-Unis ne veulent pas conserver cette image nauséabonde d’une puissance impérialiste et brutale hors de ses frontières. Les internautes exècrent le pouvoir qui est prêt à user du feu nucléaire – fut-il virtuel- pour se débarrasser du chien qui lui mordille la cheville.

MEGAUPLOAD : QUELLES ALTERNATIVES?

Quels services pourraient prendre la place de Megaupload ? La base de liens téléchargement direct pourra-t-elle être reconstituée? Et si le P2P redevenait le protocole nO} pour l’échange de fichiers?

Les jours qui ont suivi lia fermeture de Megaupload ont profondément bouleversé le petit monde des hébergeurs. Un certain nombre ont fait profil bas et cédé à la panique en limitant drastiquement leurs services et fonctionnalités. Tant pis pour ceux qui avaient opté pour des comptes Premium, ils en sont pour leurs frais! Tant mieux pour l’Internet si ces hébergeurs se sabordent, ils prouvent que seul l’argent facile les intéressait, aucun esprit de fronde ou de résistance pro culture libre ne les animent.

Mais le mal est réel: des centaines de milliers de liens DDL et streaming ont disparu. Certains s’inquiètent d’une disparition irréversible d’une partie non négligeable de la médiathèque mondiale, l’équivalent moderne de l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie. Il est vrai qu’un certain nombre d’œuvres rares et régionales ne se trouvent que sur les sites de téléchargements, mis en ligne par des passionnés pour des passionnés. Mais si le découragement gagne certains, nous sommes persuadés que d’autres repartiront de zéro pour enrichir à nouveau cette base de données fabuleuse. Et il ne faut pas oublier que le P2P est toujours présent.

Des réseaux comme BitTorrent et eMule (et oui !) sont eux aussi formidablement pourvus et aideront à reconstituer les bases de liens directs. Il y a même à, parier que BitTorrent attirera à nouveau Iles nouvelles générations qui retrouveront ici un esprit communautaire que Megaupload avait délaissé.

Côté téléchargement direct, l’excellent MixtureCloud semble être le mieux placé pour reprendre le flambeau même si ce service assez récent communique peu sur ses intentions réelles en ces temps troublés. Mais il présente l’avantage d’être référencé aussi bien pour le « direct download » que pour le streaming, FileServe et Hotfile, deux autres leaders, semblent faire le grand ménage tandis que 4Shared pourrait être la prochaine cible des majors, car leader aux États-Unis.

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