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Bulle Internet : Est-ce la fin de Facebook?

Bulle Internet : Est-ce la fin de Facebook et des réseaux sociaux?Depuis quelques mois, un vent de folie semble de nouveau envahir le marché de la High-Tech. De jeunes pousses sont à nouveau valorisées contre plusieurs milliards de dollars, et l’on semble assister une nouvelle fois au scénario de la bulle Internet de l’an 2000!

Malgré la situation actuelle de crise économique mondiale, les géants des nouvelles technologies semblaient jusqu’à présent bien protégés. Il faut admettre que bien que certaines de ces sociétés sont affectées par un ralentissement global, leurs chiffres d’affaires et leurs perspectives de croissance restent malgré tout intéressants.
Pourtant, depuis quelques mois, une certaine fébrilité se fait sentir sur les marchés financiers et forcément, le spectre d’une bulle sur le point d’exploser n’a pas manqué de réapparaitre. L’introduction chaotique en bourse du numéro un des réseaux sociaux, Facebook, n’y est sûrement pas étrangère et beaucoup y voient déjà l’un des premiers signes…

Facebook : Une introduction record en bourse
L’entrée en bourse de Facebook a été, à de nombreux égards, un évènement mondial. La jeune société, inexistante il y a 8 ans et dirigée par un patron d’à peine 28 ans, se retrouvait valorisé à plus de 100 milliards de dollars. Malheureusement, l’engouement est retombé aussi vite qu’il était monté et ce, en moins de 3 mois: le cours de l’action est passé de 38 dollars à un peu plus de 20 dollars, au moment où nous écrivons ces lignes. C’est donc près de la moitié des 104 milliards de dollars, représentant la capitalisation boursière de la société lors de son introduction, qui est partie en fumée. Alors forcément, on ne peut s’empêcher de repenser au tournant de l’année 2000 où une multitude de sociétés au chiffre d’affaires inexistant, valorisées elles aussi à plusieurs millions de dollars furent rattrapées par un violent retour à la réalité, éclatant au passage une bulle qui n’avait de vertueuse que l’apparence. Les erreurs du passé n’ont visiblement pas servi de leçon à tout le monde, car en valorisant Facebook à plus de 25 fois son chiffre d’affaires et plus de 100 fois son bénéfice, c’est un sacré pari que se doit aujourd’hui de relever la firme de Mark Zuckerberg. Et cela à l’heure où certains commencent déjà à se lasser du réseau social blanc et bleu.

Un risque réel de contagion
Malheureusement, si l’exemple de Facebook est de loin le plus éloquent de par sa démesure, il n’est pas un cas isolé. D’autres sociétés récemment introduites en bourse, affichent elles aussi des résultats catastrophiques. S’il ne fallait en Citer qu’un, il s’agirait certainement de Zinga. Introduite le 16 décembre dernier à 10 dollars par action, elle représentait à l’époque la plus grosse introduction depuis Google. La société ainsi valorisée à 8,9 milliards de dollars a connu ses premiers déboires dès son premier jour, où le titre il perdu 5%. Aujourd’hui avec un cours sous la barre des 3 dollars, la société n’est plus valorisée qu’à un peu plus de 2 milliards. Ces chutes libres sont certes liées à des causes rationnelles comme par exemple la difficulté de Facebook à établir clairement un business modèle ou encore son refus de communiquer sur ses objectifs financiers pour 2012.
Malgré tout, si l’action ne s’échange plus que contre 50 fois son bénéfice, elle reste encore pour beaucoup nettement surévaluée!. D’un autre côté, pour ceux qui veulent encore y croire il faudrait attendre 6 à 9 mois post introduction pour juger s’il y a vraiment « bulle ». Pour l’instant, beaucoup restent persuadés que Facebook dispose encore de nombreuses ressources avec, notamment, son importante présence sur le mobile, qui devient un peu plus chaque jour le support privilégié d’Internet.

Bulle internet : Les 3 scénarios possibles

  • LA BULLE EXPLOSE
    La chute de facebook pourrait causer beaucoup de dégâts dans l’économie des nouvelles technologies. Car plus qu’une seule société, il s’agirait bien d’un pan entier de l’industrie qui serait atteint. Celles et ceux éditant des contenus et des jeux pour le site de Zuckerberg, seraient impactés à l’image de Zynga. Et cela ne s’arrêterait pas là, car d’autres acteurs ont énormément investis dans le « succès » de Facebook. Ainsi d’Apple, qui intègre 1e réseau social de façon native dans sa dernière version d’iOS, présentée avec le tout dernier iPhone. Et la marque à la pomme n’est pas plus isolée, car de plus en plus de produits mettent aujourd’hui en avant leurs capacités à communiquer directement avec Facebook. Une chute du géant aurait donc de répercussion très importantes et dans tous les secteurs.
  • LA BULLE EST IMAGINAIRE
    Pour certains il n’y a aucune chance de voire exploser une quelconque bulle, car celle-ci n’existe tout simplement pas, au sens financier du terme. La situation n’est pas comparable avec celle rencontrée au tournant de l’année 2000, pour des raisons simples. La principale différence étant que les sociétés de l’époque aspiraient à tout contrôler sans réellement tenir compte de l’internaute. Elles ont donc grandement payé cette position avec l’avènement du P2P et du C2C (commerce du consommateur au consommateur). Aujourd’hui, les entreprises ont appris des erreurs du passé. Et s’il est normal que des sociétés à forte perspective de croissance soient parfois surévaluées, le marché corrigera naturellement cette euphorie au bout de quelques mois.
  • ICI LA BULLE EST VERTUEUSE
    La bulle est bien là, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle est en passe de créer une véritable valeur. Et ne repose pas, cette fois-ci, uniquement sur la spéculation. Dans le Web social ou Web 2.0, tes nouvelles entreprises ont pris en compte le changement de paradigme, et sont désormais en mesure de canaliser le flux d’internautes vers les canaux de distribution traditionnelle pouf créer de la valeur. L’évolution de cette bulle marquera la transition vers une révolution « industrielle », que l’on avait eu tort d’attendre au début des années 2000…
    L’avenir sera centré autour de l’utilisateur final, avec des possibilités relevant jusqu’à présent de la science-fiction telles la production d’objets par des imprimantes 3D, l’association de la technologie et de la biologie ou bien encore la généralisation de la réalité augmentée.

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