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Google Music : Le service musique de Google en France

Google Music en FranceDisponible uniquement sur invitation et réservé – officiellement – au public américain, le service de musique de Google se déploie tranquillement depuis son annonce surprise, au mois de mai. D’abord, une évidence: aussi important soit-il- ce lancement est emblématique des grandes manœuvres en cours dans le domaine de la musique en ligne -, Google Music n’est pas une révolution. En 2000 déjà, Michael Robertson avait lancé un service de stockage en ligne de CD, MyMP3.com, qui ne survécut pas bien longtemps au pilonnage juridique des majors. Le principe de Google Music est identique: il consiste à copier sa discothèque virtuelle (depuis 2000, on a appris au moins une chose: le CD ne survivra pas longtemps) dans le cloud – en l’occurrence les serveurs de Google -, pour ensuite y avoir accès à partir de n’importe quel terminal connecté.

L’upload passe par un petit utilitaire – le Music Manager -, à télécharger et installer sur votre PC après connexion à votre compte Google Music. Vous avez le choix entre copier vos bibliothèques iTunes ou Windows Media Player, ou spécifier le dossier dans lequel vous conservez vos fichiers. La synchronisation future peut être automatisée (chaque fois que vous ajoutez une chanson sur votre ordinateur, elle sera transmise au cloud) ou manuelle. La limite est de 20 000 chansons, ce qui laisse IUl peu de marge même aux mélomanes compulsifs. Les formats supportés: le MP3 bien sûr, le WMA à condition qu’il soit non protégé, l’AAC (idem) cher aux utilisateurs d’iTunes ainsi que le Flac, format dit lossless car sa compression est non destructrice d’informations. Pour ce dernier néanmoins, le Music Manager effectuera une conversion en MP3 à 320 kbitJs. Seule la version Linux du Music Manager prend en charge les fichiers Ogg.

Est-ce dû à l’asymétrie des connexions ADSL, à une certaine saturation du service (en bêta bien sûr) ou au fait que nous ayons dû faire appel à un proxy ou VPN? L’envoi des fichiers est long, très long: cela se compte en jours pour une bibliothèque de plusieurs milliers de chansons. Peu de problèmes en revanche, à part une poignée de fichiers MP3 non reconnus. Enfin, inutile d’attendre l’intégralité du transfert pour profiter de l’interface, simple et épurée (on est! chez Google), réactive et agréable. La bibliothèque peut être classée par chansons, artistes, albums ou genres. Les informations (metadata) de chaque if chanson sont éditées et modifiées. La création et la gestion des playlists se fait par simple glisser-déposer. Dommage, il n’est pas prévu d’importer ses listes d’écoute iTunes ou Windows Media Player. D’une manière plus générale, on regrette l’isolement de Google Music: on imagine sans mal l’étendue des possibles en cas d’interaction avec Spotify ou Deezer … On aurait aussi aimé pouvoir ajouter en un clic une chanson à la file d’attente des morceaux en cours. Amusant tout de même: l’Instant Mix crée automatiquement, à partir de la chanson sélectionnée, une playlist du même genre, forte de 25 titres.

Tout l’intérêt d’un tel service de cloud réside bien entendu dans son accessibilité via divers terminaux, smartphones et tablettes en premier lieu. Plus besoin d’emporter son baladeur, un téléphone sous Android suffit pour se connecter, depuis le monde entier ou chez son voisin de palier, à sa discothèque. Ça marche bien sûr impeccablement en Wi – Fi, mais aussi en 3G+ et 3G (mais le plafond mensuel d’échange de données de 500 Mo – fair use – risque d’être vite dépassé), moins en Edge. Un système de cache (les morceaux suivants sont téléchargés) améliore la fluidité de la lecture, sauf bien sûr lorsque vous changez de playlist ou d’artiste. Uappli Android (à partir de la version 2.2 et au-delà) est limitée au strict nécessaire: impossible par exemple de supprimer une chanson du cloud, d’uploader un fichier présent sur la carte SD, voire de choisir une sonnerie dans sa discothèque (c’était pourtant le cas d’une version précédente de l’appli). il est toutefois possible de marquer certaines chansons pour une écoute hors connexion – LUl peu comme sur les forfaits premium de Spotily et Deezer. Ne comptez pas en revanche utiliser le cloud comme sauvegarde de votre discothèque …

Google Music restera gratuit pendant la période bêta (on sait qu’elle peut durer quelques années … ), mais pourrait ensuite devenir payant. Reste l’aspect juridique du procédé: on sait les majors sourcilleuses dès qu’il s’agit de stockage de fichiers soumis aux droits d’auteurs. Contrairement à Apple, autrement lié à l’industrie musicale, qui a négocié pour son service iCloud, Google s’est passé de leur accord. Ceci dit, un récent jugement de la justice américaine tendrait à renforcer Google: statuant sur le cas MP3Tunes, poursuivi depuis 2007, elle a exonéré le service de stockage distant, estimant que c’est l’internaute et lui seul qui commet une infraction s’il copie un fichier illégalement récupéré. Une jurisprudence qui, si elle était confirmée, réglerait une fois pour toutes le statut du nuage musical Et ouvrirait certainement la voie à d’autres services.


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