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HP, le leader du marché, compte vendre sa division PC

HP compte vendre sa division PCCoup de tonnerre dans l’industrie orageuse du PC, Hp, le leader du marché, veut vendre sa division PC. IBM en cédant à Lenovo sa division PC en 2004 avait fait des envieux car le marché du PC n’est plus du tout l’eldorado des années 80, mais un secteur dangereux où les fabricants et sous-traitants, essentiellement ch inois, font la loi. Les marges sur les PC se révèlent ridicules pour les fabricants du fait d’une concurrence acharnée, et pour HP, qui couvre tous les types d’ordinateurs des mobiles aux mainframes, les investissements qui y sont consacrés seraient bien plus rentables dans d’autres secteurs de l’informatique. On parle, dans les cabinets d’analyses financières, de 2 à 5 % de marge pour les PC alors que les imprimantes rapporteraient 16 % et les logiciels 20 %. Se consacrer aux logiciels et services, comme l’a fait IBM, serait donc pour HP, la voie à suivre.

Le flop TouchPad ou la goutte d’eau de trop
La division PC, le fameux PSG (Personal Systems Group), sera à terme externalisée. Elle représente tout de même 30 % des revenus d’HP avec 41 milliards de dollars de chiffres d’affaire et plus de 64 millions de PC et portables vendus en 201 O. l’objectif a priori, serait de créer une filiale indépendante grâce à des investissements extérieurs, mais si un autre fabricant proposait de reprendre l’activité, il serait le bienvenu. Pour Léo Apotheker, le PDG d’HP « C’est le peu de succès de la nouvelle tablette HP, la TouchPad, dotée du système d’exploitation Web OS, (lancée il y a peine cinq mois) qui a convaincu le directoire de changer de cap ». Au lancement de la tablette, la firme précisait même que Web OS serait installé sur des PC tactiles et des imprimantes et qu’tl serait proposé à d’autres constructeurs. Pour la division PSG, ce changement imprévu, va à l’encontre des investissements récents de la firme. Le rachat de la firme Pa lm pour 1,2 milliard en avril de l’an passé avait permis à HP d’obtenir rapidement une gammedeSmartphones évolués et un OS tactile d’avant-garde. Mais le lancement rapide de la tablette sans une offre complète de logiciel n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés.

La tablette, le début d’une autre politique
On imagine facilement que Microsoft, pour qui HP est le premier client de ses OS, a dû peser de tout son poids pour faire comprendre que cette concurrence était très malvenue. De plus, Intel et AMD, les habituels fournisseurs de processeurs d’HP qui avaient été délaissés au profit de Qualcomm, le spécialiste des mobiles, n’ont pas dû contribuer au succès de la tablette. HP, par ailleurs, a toujours fait appel à de nombreux sous-traitants parmi lesquels on trouve son concurrent Acer et de nombreux assembleurs chinois qui proposent des cartes mères complètes, des PC et portables en OEM. Depuis les années 80, la firmea toujours mis en concurrence plusieurs fournisseurs de sous-ensembles pour s’assurer des tarifs les plus bas même si la conception de base, le design et le choix des composants étaient dans la grande majorité des cas réalisés en interne. HP est d’ailleurs le premier acheteur mondial de composants électroniques et c’est aussi sur les volumes d’achat énormes que la firme se différenciait. On peut imaginer au vu des augmentations du prix des matières premières comme l’argent et le cuivre que le prix des composants soit prévu à la hausse. En annonçant une externalisation de sa division PC, la firme a dû d’un seul coup refroidir l’ardeur de ses fournisseurs, mais le problème du prix des composants ne va pas disparaître pour autant.
C’est en faisant miroiter une amélioration des marges que HP pensait séduire ses actionnaires lors de la réunion du 18 août Cette annonce officielle a été au contraire mal appréciée et la valeur boursière avait fondu de plus de 20 % à la fin août. Depuis, le P-DG de HP communique tous azimuts pour expliquer que la situation est stable et qu’il n’y aura pas de revente sans un acheteur fortuné, sûrement un concurrent puissant.

Mais qui osera racheter la division PSG d’HP?
Tous les fabricants de PC connaissent le mode de sous-traitance de HP et l’orchestration du flux tendu des achats de composants qui est d’une complexité extrême. IBM avait su vendre la marque réputée Thinkpad à Lenovo. Pour Hp, seule Compaq pourrait être remis au goût du jour, selon Michael Dell, le patron de la firme éponyme. Une manière de démontrer que le rachat de Compaq en 2002 par HP n’était finalement pas une bonne idée. A l’époque, ce rachat avait permis à HP de ravir à Dell sa place de leader. Une place que Dell risque de retrouver bientôt. En même temps, la firme de Palo Alto annonçait le rachat de la plus grande société anglaise de logiciels, Autonomy, spécialiste de l’indexation et des moteurs de recherche « full text ». Peu connu du public, Autonomy est un achat coûteux: 10 milliards de dollars pour une entreprise qui ne fait « que» 870 millions de dollars de CA et 380 m$ de net. Embauché il y a moins d’un an pour restaurer les marges d’HP, Léo Apotheker a secoué le marché du PC, en soulignant ses défauts, comme personne auparavant.

 

Parts de marché mondial au 2e trimestre 2011 & 2010

Ces données incluent les PC de bureau, les PC de portables et les mini-notebook, mais pas les tablettes comme l'iPad (chiffres Gartner juillet 2011).

 


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