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Jeux mobiles low-cost : Du smartphones au consoles salon

Jeux mobiles low-cost : Du smartphones au consoles salon

Les jeux low-cost sur mobiles (smartphone et tablette) connaissent un vrai succès mondial. Chose qui encourage certains nouveaux acteurs et fabricants à tenter leur chance en faisant vivre l’expérience de ces jeux au salon sur des consoles et des téléviseurs en haute Définition.

Avez-vous déjà craqué, à vos heures perdues, pour une partie d’Angry Birds, de Temple Run ou de Candy Crush Saga? Si c’est le cas, vous faîtes partie de ces 42% de Français qui jouent sur leur smartphone. Les magasins d’applis d’Apple et de Google comptent chacun près de 300 000 jeux. Dont certains sont des succès planétaires: près de 2 milliards de téléchargements pour les épisodes d’Angry Birds, plus de 130 millions d’accros à Candy Crush Saga, le phénomène actuel du jeu sur mobile, qui rapporte 600 000 euros par jour à son éditeur, King.

Le phénomène Ouya
Cette manne échappe aux géants des consoles de salon – Microsoft, Nintendo et Sony -, mais donne des idées à de nouveaux venus. Des marques encore peu connues qui proposent des consoles d’un genre nouveau, à brancher sur la télé. Leur nom? Ouya, Mojo, GamePop ou GameStick. Points communs: ces machines sont petites (elles tiennent dans la main et certaines sont de la taille d’une grosse clé USB), ne coûtent pas cher (de 80 à 150 euros), sont l’œuvre de concepteurs indépendants et fonctionnent sous Android.
« C’est symptomatique d’une époque, analyse Julien Villedieu, directeur français du Syndicat national du jeu vidéo. Ce secteur est profondément bouleversé par les smartphones et les tablettes. Les nouvelles consoles de salon ciblent un public qui voudra accéder à des jeux auxquels il est attaché sur son appareil mobile mais en s’y adonnant avec le confort du grand écran ». Un public qui est aussi habitué à des jeux plus simples que ceux proposés sur les consoles traditionnelles, genre GTA ou Call of Duty.

La première de ces petites machines, c’est la Ouya. Un phénomène en soi. Pour lancer ce projet de console Android, ses concepteurs ont d’abord cherché le soutien d’investisseurs traditionnels, sans succès. Avant de tenter leur chance directement auprès des internautes, sur le site de financement participatif Kickstarter. L’objectif initial – recueillir 950 000 dollars – a été atteint en… neuf heures! Au final, les contributeurs ont versé près de 8,6 millions de dollars, faisant de la Ouya le deuxième projet le plus populaire de Kickstarter, toutes catégories confondues.

Les premiers exemplaires de cette petite console cubiquesont disponibles à 120 euros environ. À l’intérieur, des composants électroniques identiques à ceux des smartphones et tablettes. Il faut toutefois composer avec une manette peu réactive et un manque de jeux d’envergure. « Pour l’instant, c’est plutôt une console de niche, qui plaira aux bidouilleurs, aux geeks et aux créateurs de jeux », estime Gaël Fouquet, rédacteur en chef du site spécialisé Gamekult.com. Sa disponibilité encore restreinte (elle n’est proposée que sur quelques sites de vente en Ligne ou dans une poignée d’enseignes) ne joue pas en sa faveur.

Et les jeux? « Pas toujours bien finis, et il est: difficile de le trouver dans le menu d’accueil de la console. Mais ils ne sont pas chers », observe Fouquet.

Multiplier les jeux
C’est une des particularités de la Ouya : elle ne propose qu’un nombre restreint de jeux provenant du Play Store (un peu plus de 400 actuellement). Mais ils sont conçu pour fonctionner sur un téléviseur Full HD. Et chacun d’entre eux peut être testé gratuitement. Un modèle proche du free-to-play, très en vogue sur les mobiles : les jeux sont gratuits et on ne paie que pour obtenir des compléments (bonus, armes, pouvoirs) permettant de progresser plus vite.

Les premières concurrentes de la Ouya, disponibles d’ici la fin 2013, n’ont pas adopté le même principe. La GamePop met à disposition 500 jeux mobiles payants, mais au lieu de les acheter à l’unité, on a droit à tout le catalogue grâce à un abonnement (7 euros par mois).
Quant à la Mojo, elle promet de pouvoir accéder depuis la télé à l’ensemble des jeux disponibles sur le Play Store.

La petite GameStick
La GameStick, enfin, mise sur sa taille minuscule: elle se range dans la manette sans fil qui l’accompagne. On peut ainsi facilement l’emporter chez des amis pour jouer. Cela compense son maigre catalogue comprenant, à ce jour, moins d’une soixantaine de jeux optimisés pour les télés. Car les créateurs de la Game-Stick, comme ceux de la Ouya, vont utiliser les fonds supplémentaires récoltés lors de leur campagne de financement pour inciter les développeurs de jeux mobiles à adapter leurs créations à ces consoles, et même à créer des exclusivités. Tout comme les mobiles, ces consoles ont donné naissance à un nouveau marché à conquérir pour les développeurs indépendants. « Avec les consoles traditionnelles, il fallait de grosses équipes et de longues durées de développement. Ce modèle est en train de voler en éclats, commente Gaël Fouquet.
Désormais, on conçoit: un jeu avec quelques personnes, on le diffuse presque aussitôt et on établit un contact direct avec les joueurs ».

Même si ces nouveaux joujoux ne menacent pas encore l’hégémonie des Xbox, PlayStation ou Wii, ils pourraient bien leur grignoter des parts de marché. Sony s’y prépare et lancera en novembre au Japon la PS Vita TV, une mini console à 75 euros permettant de s’amuser sur la télé avec les jeux de ses consoles portables PS Vita et PSP. Clairement une réaction à la déferlante du jeu mobile et à l’émergence de nouveaux concurrents.

 

  • Ouya (110 € env)
    La pionnière
    La miniconsele phénomène: une compagne de financement reussie (8,6 millions de dollars récoltés sur Internet), un buzz régulier… Et voilà: plus de 400 jeux et applis sont déjà disponibles.
  • GamePop (A partir de 7€/mois)
    Avec abonnement

    Une console proposée en deux versions, standard (130 €) et mini {gratuite). A cela, il faut ajouter un abonnement obligatoire de 7 € par mois donnant accès à plus de 500 jeux. Disponible fin 2013.
  • Mojo (200 à 250 € env.)
    Tout le Play Store sur TV

    Dotée du même processeur que les tablettes haut de gamme, la Mojo promet de la puissance. Elle donnera accès a tous les jeux du Google Play Store et de l’Amazon App Store. Sortie fin 2013.
  • GameStick (80 € env.)
    Petit format, prix mini
    De la taille d’une grosse clé USB, elle se branche directement sur une prise HDMI du téléviseur et se range dans la manette qui l’accompagne. Une soixantaine de jeux proposés. Sortie le 29 Octobre.

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