Père Noël et les tablettes tactiles 7 pouces Reviewed by Momizat on . Rating:

Père Noël et les tablettes tactiles 7 pouces

Père Noël et les tablettes tactiles 7 poucesAmazon, Apple, Google et la Fnac se disputent le pied du sapin de Noël. Ils misent sur les tablettes tactiles 7 pouces pour s’imposer auprès du grand public. Mais l’enjeu véritable est la vente de contenus pour ces nouvelles ardoises.

Kindle Fire, iPad mini, Nexus 7, Kobo Arc : parmi ces nouvelles venues, laquelle sera déposée au pied de votre sapin de Noël? Depuis plusieurs semaines, Amazon Apple, Google et la Fnac sont à la manœuvre. Leurs dernières nouveautés, toutes disponibles à temps pour profiter du juteux marché de Noël, présentent des points communs. Elles sont d’un format réduit, dotées d’un écran d’environ 7 pouces de diagonale (près de 18 cm). Toutes se placent comme produits d’appel, vendues à un tarif plus attractif que leurs grandes sœurs au format 10 pouces (25 cm environ). Et toutes sont là pour vendre des contenus. Car choisir une tablette, c’est aussi investir un environnement particulier, un «écosystème», avec ses propres services et tarifs, et tout un catalogue de jeux, de films, de musique ou de livres à acheter et à télécharger. Et l’enjeu est énorme.

L’îlot de pertes dans un océan de profits
Tout ce qui sera acheté via leurs boutiques en ligne pré-configurées soutient un modèle économique très simple, résumé par Jeff Bezos, le patron d’Amazon : «Nous voulons faire de l’argent quand les gens utilisent ces machines, pas quand ils les achètent». Ce principe a fait la fortune des fabricants d’imprimantes, vendant à perte des machines dont les cartouches d’encre sont facturées au prix fort. La grande distribution nomme cela «l’îlot de pertes dans un océan de profits». Voilà pourquoi les 7 pouces, presque aussi performantes que les précédentes, sont commercialisées à prix coûtant. De 150 à 250 euros en majorité, à l’exception de l’iPad Mini proposé à partir de 339 euros. Seul impératif à ce modèle économique: se vendre comme des petits pains. Ces tablettes tactiles, dernières-nées de la technologie, sont trop grandes pour téléphoner. Mais très pratiques pour remplacer les consoles de jeu portables et les smartphones afin de surfer confortablement dans les transports ou au café, montrer des photos, écouter de la musique, partager un film. Légères et autonomes, facilement transportables, on les balade partout, dans une grande poche, un sac à main ou un cartable. C’est le chaînon manquant, l’équipement en plus qui devrait emporter l’adhésion.

Première sur le marché, la Playbook de RIM, le créateur des B1ackBerry, n’a pas fait un malheur lors de sa sortie en 2011. Mais sa nouvelle version début 2012, à prix réduit et mieux pensée, a été mieux accueillie. Surtout, elle a lancé l’idée. Amazon voit dans ces petites ardoises la déclinaison multimédia de ses liseuses Kindle jusqu’alors réservées au livre électronique. Déjà couronnées de succès aux États-Unis, ses deux tablettes tactiles, Kindle Fire et Fire HD, sont disponibles en France depuis fin octobre. Elles viennent concurrencer la populaire Nexus 7 de Google, première tablette vendue par le géant du Web, porte d’entrée sur l’univers de ses services (Gmail, Google Play, Google+, etc.).

Sous la pression de la concurrence
Il n’en fallait pas plus pour contraindre Apple de suivre le mouvement. La firme à la pomme commercialise son iPad mini sous la pression d’une concurrence agressive. Steve Jobs ne voulait pourtant pas en entendre parler. Désormais, sur la défensive, Tim Cook, son successeur, ne pouvait pas ne pas être de la partie. L’iP’ad mini est en fait une version «concentrée» de l’iPad 2. Avec un prix de vente, certes, «concentré» par rapport à son aîné, mais toutefois haut de gamme par rapport à ses concurrents de 7 pouces. De son côté, la Fnac suit aussi la tendance en imitant Amazon. Ses premières liseuses Kobo étaient limitées aux livres numériques: désormais, avec la Kobo Arc, l’enseigne propose une vraie tablette sous Android. Un modèle ouvert à tous types de contenus (audio, vidéo, photos, etc.), que l’utilisateur peut organiser à sa guise grâce à des applications pré-installées. Le tout à un prix compétitif, à partir de 180 euros. La Fnac et ses concurrents auraient tort de ne pas tenter l’expérience. Car sur les 119 millions de tablettes vendues en 2012, selon Gartner et IHS iSuppli, 34 millions seront des modèles 7 pouces. Le Père Noël est donc le premier intéressé.

Microsoft, grand absent des tablettes 7 pouces… pour l’instant
Pas de petite tablette sous Windows 8 ou sa déclinaison pour tablettes Windows RT au lancement du nouvel OS de Microsoft. Et avec la version rénovée de Windows Phone, la firme de Redmond cible les smartphones. Mais va-t-elle délaisser le segment prometteur des tablettes 7 pouces? Pas sûr. Le libraire américain Barnes & Noble, concurrent d’Amazon, doit sortir début 2013 la Nook HD 7 pouces sous Windows RT, censée concurrencer la Kindle Fire ou la Kobo Arc. Avec elle, la société pourrait même investir le marché français.
Les asiatiques comme Asus, Acer, LG et Samsung impliqués dans le lancement de Windows 8, devraient aussi proposer des ardoises 7 pouces sous Windows RT. Cela pourrait constituer une autre étape dans le lancement du système, une fois que le magasin d’applis Windows Store tout neuf aura été suffisamment enrichi.

 

Tablettes 7″ : Apple iPad Mini Vs. Amazon Kindle Fire Vs. Google Nexus 7 Vs. Fnac Kobo Arc Vs. BlackBerry Playbook

 

Apple : Sur la défensive

Steve Jobs ne voulait pas d’un petit iPad. La concurrence a poussé Tim Cook à changer d’avis. Un iPad mini par la taille, pas par le prix.

  • Vente d’applications : App Store
  • Sortie en France :2 Novembre 2012
  • Prix :de 339 € (16 Go) à 674 € (64 Go, Wi-Fi + 3G).

 

Amazon : Des bénéfices indirects

Le cybermarchand ses tablettes Kindle Fire et Fire HD à prix coûtant. Ses bénéfices proviennent des ventes de produits et téléchargements de contenus. Pour ajouter des applis, il faut passer par l’App Shop, la boutique maison d’Amazon.

  • Vente d’applications : App Shop
  • Sortie en France : 25 octobre 2012
  • Prix : 159 € (Kindle Fire, 8 Go) à 249 € (HD 32 Go)

 

Google : Décliné par des partenaires

Fabriquée par Asus mais vendue sous son nom par Google, la Nexus 7 est une porte d’entrée sur la galaxie de services et de contenus de Google. Elle rejoint un marché déjà bien occupé par des modèles similaires de ses partenaires comme Acer ou Samsung.

  • Vente d’applications : Google Play Store
  • Sortie en France : Fin août 2012
  • Prix : 199 € (6 Go) à 299 € (32 Go + 3G)

 

Fnac : A la recherche de l’ouverture

L’enseigne française colle à son concurrent américain Amazon, l’ouverture en plus. Sa Kobo Arc, conçue par le canadien Kobo, est très performante, intègre d’astucieuses fonctions pour organiser les contenus, et peut accueillir toutes sortes d’applis pour Android.

  • Vente d’applications : Google Play Store
  • Sortie en France : 1er Novembre 2012
  • Prix : De 180 € (8 Go) à 300 € (64 Go)

 

BlackBerry : Un catalogue mince

Lancée en juin 2011, la BlackBerry Playbook de RIM a été remaniée en 2012, avec des applis de messagerie et d’échange sur les réseaux sociaux. Son prix a baissé mais le catalogue d’applis est moins étoffé.

  • Vente d’applications : BlackBerry App World (compatibilité Android restreinte)
  • Sortie en France : Février 2012 (la version 2)
  • Prix : 249 € (32 Go)

Laisser un commentaire

Retour en haut de la page
prettyPhoto[mom_slideshow]post_feature )){ } elseif (function_exists( prettyPhoto[mom_slideshow]post_feature ?php } else { ?)){ } elseif (function_exists(post_feature ?php } else { ?)){ } elseif (function_exists(