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Librairies en ligne : Fnac Vs Amazon Vs Apple Vs Google

Comparatif des librairies en ligne : Fnac Vs Amazon Vs Apple Vs GoogleGoogle s’attaque aux ebooks ou livres numérique en français et concurrence des acteurs bien implantés sur ce marché comme la Fnac, Amazon et Apple. Cela va-il bouleverser le marché?

Depuis le 18 juillet, la firme qui écrase toute concurrence sur son passage propose des ouvrages en français sur s, boutique en ligne Google Play. Une arrivée attendue. Car, après avoir lancé la vente de livres numériques aux États-Unis fin 2010, puis en Angleterre en 2011, Google a accéléré le rythme avec l’Espagne, l’Italie et 1’Allemagne en mai et juin 2012. Le marché français, lui, est encore balbutiant: selon une note du Centre d’analyse stratégique, le numérique ne représente qu’environ 1% des ventes de livres alors qu’aux États-Unis, sa part est de 18% et qu’en Angleterre, pays européen le plus avancé dans ce domaine, elle est de 13 %. Pourtant, le secteur est déjà occupé par de solides acteurs. Si aucun chiffre précis n’est disponible, nos sources s’accordent pour placer la Fnac et son partenaire canadien Kobo en pôle position, suivis de près par Amazon. «Nous sommes soit légèrement devant, soit au coude à coude», admet Charles Bianchi, directeur commercial de la Fnac. Apple avec son iBookstore serait plus loin derrière. Ces trois acteurs réaliseraient près de 70% des ventes. Le reste est fait par des librairies électroniques indépendantes ou filiales d’éditeurs.

Une offre gratuite importante
En terme d’offre commerciale, Google se positionne au même niveau que ses concurrents. La firme de Mountain View a signé un accord avec la plupart des grands éditeurs comme Hachette, Éditis, Gallimard, la Martinière ou Eyrolles. «Le réflexe des éditeurs français est de distribuer leur catalogue largement, quel que soit le distributeur», se félicite Philippe Colombet, directeur de Google Livres France. Le catalogue de livres payants de Google vise donc les 80000 références disponibles sur le marché français et revendiquées par la Fnac. Les autres grandes librairies en ont presque autant, même si, étrangement, elles ne communiquent pas sur ce sujet. Par ailleurs, Google bénéficie d’une offre gratuite importante, fruit du travail de numérisation entrepris avec les bibliothèques depuis 2005: des centaines de milliers d’ouvrages libres de droits, comprenant les grands classiques du patrimoine francophone. Des spécialistes pointent cependant leur qualité médiocre: mots qui manquent, lettres mal interprétées, mise en page étrange, etc. Ces erreurs proviendraient de l’automatisation du processus, sans relecture ni traitement humain. «Ce vaste catalogua gratuit est intéressant pour les chercheurs, mais pas pour le grand public qui préfère une version relue d’un ouvrage et bien mise en forme plutôt que dix de piètre qualité», souligne Hadrien Gardeur, directeur général de la librairie électronique indépendante Feedbooks.

Concernant les tarifs de l’offre payante de Google, pas de surprise: ils sont identiques à ceux de ses concurrents. La loi du 26 mai 2011 sur le prix unique du livre numérique impose à l’éditeur, comme pour le livre papier, de fixer un tarif que tous les détaillants doivent respecter, sans possibilité de consentir une remise supérieure à 5%. Mais si les prix TTC sont les mêmes qu’ailleurs pour les clients, Google, lui, doit prendre en compte une TVA élevée. Une TVA qui est celle du pays où est hébergée sa librairie électronique: 23 % en Irlande! Alors qu’elle n’est que, de 7% en France et de 3% au Luxembourg où se trouvent Amazan et Apple. Du coup, les marges de Google et de ses éditeurs sont moins importantes. «Il faut vendre 10% de livres en plus pour gagner la même chose que chez les autres», se plaint Alexandre Levasseur, responsable du numérique pour l’éditeur Bragelonne.

Lecture directe dans le navigateur
Mais si le catalogue et les prix sont similaires à ceux des autres librairies électroniques, comment Google compte-t-il se distinguer? Pour Philippe Colombet, sa force est d’offrir «la possibilité de lire dans différents environnements mobiles et directement sur le Web. Google Play fonctionnant de manière très intime avec le Cloud, l’internaute a la capacité, à travers son compte utilisateur, d’avoir toujours sa bibliothèque d’applis, de livres et de films sur tous les appareils qui l’accompagnent». On peut acheter un livre et le lire sur son ordinateur, son smartphone ou sa tablette, en le retrouvant chaque fois à la page où on l’avait quitté. Inutile d’installer une appli pour le mettre sur son ordinateur comme avec Amazon ou la Fnac.

Google est le premier en France, à permettre la lecture dans le navigateur. Mais sur un appareil mobile, il faut utiliser l’appli Google Play livres (compatible Android et iOS). Elle dispose de toutes les fonctions de base: marque-page, recherche dans le texte, mode lecture de nuit et personnalisation (modification de la police, de sa taille et de l’espacement des lignes). La bibliothèque est joliment présentée avec une vue des couvertures en 3D. Il est possible de télécharger les titres pour les lire hors connexion. Mais l’appli n’autorise pas l’importation de livres en PDF ou ePub (le standard actuel). À la différence de Google Play Livres pour Android, la version pour iOS ne permet pas d’acheter un ouvrage. Car Apple interdit à ses concurrents de vendre des contenus à partir d’une appli sans passer par sa propre solution de paiement. Quant à ceux qui ont une liseuse, Google leur propose de télécharger les livres aux formats ePub et PDF depuis son site. Mais nous avons découvert que ces fichiers n’étaient pas toujours disponibles.

Force est de constater que, mise à part la lecture directe dans le navigateur, Google n’apporte rien de neuf aux internautes français. D’ailleurs, les autres libraires électroniques ne semblent pas craindre son arrivée. «Nos expériences à l’étranger nous montrent que l’impact de Google est limité», affirme Hadrien Gardeur (Feedbooks). Sa part de marché aux États-Unis, où Amazon domine outrageusement, serait d’à peine 2%. L’essentiel pour Google consiste donc à étoffer l’offre de sa boutique en ligne, afin d’encourager la vente d’appareils sous Android. Sa tablette NEXUS 7, qui débarque en France, est, de l’aveu même de Philippe Colombet, «pensée autour de la découverte, de l’achat et de la consommation des contenus numériques», De plus, l’indexation du contenu des livres permet à Google d’enrichir son moteur de recherche et de construire une solide base linguistique pour ses outils de traduction. Sa librairie semble donc, pour le moment, avant tout un bon moyen pour vendre plus de pubs…

Comparatif des librairies en ligne : Fnac Vs Amazon Vs Apple Vs Google

 

FNAC Kobo : kobobooks.fr

  • Nombre d’ouvrages : 80000
  • Compatibilité : Android, iOS, Windows, Mac OS
  • Points forts
    L’intégralité du catalogue payant français et une liseuse (Kobo) populaire bénéficiant de démonstrations à la Fnac.
  • Points faibles
    Un seul modèle de liseuse. Pas encore de tablette disponible.

 

AMAZON : amazon.fr

  • Nombre d’ouvrages : NC
  • Compatibilité : Android, iOS, Windows, Mac OS
  • Points forts
    Présent sur toutes les plateformes, Amazon offre en plus une gamme de liseuses. En attendant sa tablette Kindle Fire.
  • Points faibles
    Les livres achetés sur Amazon doivent être lus sur son matériel.

 

Apple iTunes : itunes.apple.com/fr

  • Nombre d’ouvrages : NC
  • Compatibilité : iOS
  • Points forts
    L’application iBooks est très bien conçue et profite d’une parfaite intégration sur l’iPhohe et l’iPad.
  • Points faibles
    Les livres protégés par Apple ne peuvent être lus que sur iOS.

 

Google Play : play.google.com

  • Nombre d’ouvrages : NC
  • Compatibilité : Android, iOS, Windows, Mac OS
  • Points forts
    La possibilité de consulter des livres directement dans le navigateur.
  • Points faibles
    Google ne propose pas de liseuse et sa tablette phare n’est pas encore en vente.

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